Surement

Surement
MAMAN !!! ...Aïe.

Le reste viendra plus tard. Les explications de notre belle unité seront là. Mais mes mots à moi sont partis, a vrai dire, j'viens de constater qu'ils ne sont jamais venu. Nana reste toujours coincée.


QUOi ? Zut. .........................&Yeah.

TOUT EST iCi.

Ailleurs&ici.

# Gepost op zaterdag 06 december 2008, 17u09

Gewijzigd op maandag 22 december 2008, 11u28

L' Indochine était bien là.

L' Indochine était bien là.
Nous étions comme deux grumeaux. T'avais froid aux yeux, moi aux dents. "Tu viens, j'ai un Secret." Un coup de vélo. Pas un mot. Hop, à l'épicerie du coin. 8.76¤ + 5.30¤ . Prêts. Partez ! L'océan. Le soleil. Le banc. Le marchand de glaces. Les oiseaux. Le mini muret a escalader. La vue. L'arbre. Toi à gauche &moi à droite. La kro et "l'indus" comme dirait l'autre, oui, ça t'as choqué toi aussi. Toujours pas un mot. Peut être des onomatopées de temps en temps mais pas plus. Le sourire. Le feu. Les vagues. Cachés dernière l'écharpe. Ta main. Ma joue. "Ton secret?" Nan, c'était rien, un vieux prétexte. Le silence. Le rire. Les larmes. Les médocs. T'as compris. Tu comprends. Parfois, c'est bizarre tout ça. Ton unique main dans la mienne, mes joues de hamster sur ton épaule. Nous faisions peur a voir. Si, la dame, mon amie aujourd'hui, nous a parlé elle. Surement parce qu'elle nous voyait pas. Nous ne voyons pas vraiment nous non plus, où l'on met nos pieds. Pas si différent. "Je parle jamais de toi. -Moi non plus." Qu'est ce que ça changerait. Ridicules&Navrants. Doux&chaud. On restera inconnu à cette adresse. Surtout toi. <3




ps : Si si, je suis ridicule. Tu n'imagines même pas à quel point. Non, pas dans ce sens là, dans l'autre, oui, celui qui blesse mais pas tant que ça. Sans réponse.

# Gepost op maandag 22 december 2008, 13u53

Carcovie

Carcovie
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.


"Nous y sommes "

par Fred Vargas 

Merci Sophie.


# Gepost op vrijdag 13 februari 2009, 04u43

Gewijzigd op woensdag 15 april 2009, 17u24